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Matis : 100 œuvres financées, l’investissement dans l’art change d’échelle

Matis : 100 œuvres financées, l’investissement dans l’art change d’échelle
Neon Wang via Unsplash
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Le marché de l’art poursuit sa transformation en univers d’investissement structuré. À la rentrée 2026, Matis franchit le cap des 100 œuvres financées par ses investisseurs, trois ans après son lancement. Une étape qui illustre l’intérêt croissant pour l’art comme outil de diversification au sein des patrimoines privés.

Le positionnement de Matis se concentre sur un segment précis : les œuvres d’artistes majeurs des XIXe et XXe siècles disposant d’un marché international établi. Andy Warhol, Yves Klein, Pierre Soulages ou encore Yayoi Kusama figurent parmi les artistes déjà sélectionnés. Pour chaque œuvre, une société projet est constituée et les investisseurs interviennent, à partir de 20 000 euros, par l’intermédiaire d’obligations convertibles. Une fois financée, l’œuvre est confiée à un réseau de galeries spécialisées en vue de sa revente.

Un track record qui commence à prendre de l’épaisseur

En juillet dernier, Matis faisait état de 97 œuvres financées et 35 revendues, pour 31,4 millions d’euros reversés à ses membres. La performance nette moyenne des opérations sorties atteignait alors 15,6 %, avec une durée moyenne d’investissement de 10,2 mois.

Les données communiquées par Matis à l’occasion de cette rentrée portent désormais le compteur à 100 œuvres financées. Un seuil symbolique, mais également significatif pour une stratégie dont l’un des enjeux est précisément de construire progressivement un historique suffisamment profond pour être analysé par les professionnels du patrimoine.

Le modèle s’inscrit par ailleurs dans un cadre réglementé. Matis est agréé par l’AMF en qualité de Prestataire de Services de Financement Participatif (PSFP) depuis novembre 2023 et dispose d’un passeport européen couvrant notamment le Luxembourg, la Belgique et l’Italie.

L’art dans les allocations patrimoniales

Pour les family offices, CGP et gérants de fortune, le sujet dépasse désormais la seule dimension passionnelle de l’acquisition d’une œuvre. L’art peut être envisagé dans une logique d’allocation, de diversification et de décorrélation, avec néanmoins des caractéristiques propres : valorisation moins transparente, absence de liquidité immédiate, coûts de transaction et risque de perte en capital.

C’est précisément cette articulation entre art, investissement et gestion de patrimoine qui sera au cœur des échanges lors du NOVA Wealth Summit, le 15 octobre 2026 à l’Automobile Club de France à Paris, auquel Matis participera aux côtés de family offices, investisseurs privés et professionnels de la gestion de fortune.

Découvrir le NOVA Wealth Summit 2026

Étiquettes: Private markets

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